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LE CYBER-HARCÈLEMENT

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Qu'est-ce que le harcèlement ?

 

QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES FORMES DE HARCÈLEMENT ?

LE HARCÈLEMENT PHYSIQUE

Cette forme de violence se traduit par :

  • des coups, pincements, tirage de cheveux…
  • des bousculades, jets d’objets
  • des bagarres organisées par un ou plusieurs harceleurs
  • des vols et du racket
  • des dégradations de matériel scolaire ou de vêtements
  • des enfermements dans une pièce
  • des violences à connotation sexuelle : voyeurisme dans les toilettes, déshabillage et baisers forcés, gestes déplacés…
  • des « jeux » dangereux effectués sous la contrainte

 

 

 

On distingue deux types de « jeux » dangereux :

  • Les « jeux » d’évanouissement et d’asphyxie basés sur la compression du sternum ou du cou et l’asphyxie comme le « jeu du foulard », le «rêve indien» ou le «jeu de la tomate», toutes pratiques précédées d’ «hyperventilation» qui en potentialisent le danger (les « jeux » d’agression comme le happy slapping, le « jeu des claques joyeuses », filmées par les camarades) ou le jeu de la mort subite (tout porteur de la couleur désignée devient, par exemple, une cible à attaquer). Le « petit pont massacreur », le « jeu de l’anniversaire » ou du « coiffeur », le « catch ».
  • Les « jeux » de défi : sur le principe du « t’es pas cap ».

Certains de ces « jeux » sont parfois exercés de plein gré et ne sont pas dus à une situation de harcèlement. Toutefois, ils résultent régulièrement de la pression du groupe. Leurs conséquences peuvent être dramatiques, et parfois même mortelles.

 

 

LE HARCÈLEMENT MORAL

Ce type de violence – verbale, psychologique et symbolique – est plus discret que le harcèlement physique, et donc plus difficile à détecter par les adultes.

Il existe trois types de harcèlement moral :

  • le harcèlement verbal (exemple : insultes répétées)
  • le harcèlement émotionnel (exemple : humiliation, chantage, ostracisme)
  • le harcèlement sexuel (exemple : provocations sexuelles verbales, gestes déplacés)

 

Cela peut être :

  • l’utilisation de surnoms dévalorisants
  • des moqueries, insultes, menaces
  • des humiliations, chantages
  • des propagations de fausses rumeurs
  • des pratiques de discrimination, d’exclusion et de mise à l’écart

 

 

 

 

 

LE CYBER-HARCÈLEMENT

Avec le développement des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, les harceleurs peuvent poursuivre leurs victimes hors des murs de l’École. On parle alors de « cyber-harcèlement ».

Il se pratique via les SMS, sessions de chat, commentaires et vidéos postés sur les réseaux sociaux, les photos prises avec les téléphones portables, etc., et place la victime dans un état d’insécurité permanent. La violence peut l’atteindre partout et tout le temps.

Exemples de cyber-harcèlement :

  • moqueries en ligne
  • propagation de rumeurs par téléphone mobile ou internet
  • sur un réseau social, création d’une page ou d’un profil à l’encontre d’une personne
  • envoi de photographies sexuellement explicites ou humiliantes
  • publication d’une vidéo de la victime en mauvaise posture
  • envoi de messages injurieux ou menaçants par SMS ou courrier électronique

 

En France, 87 % des jeunes entre 9 et 16 ans utilisent internet. 80 % des 15-16 ans ont un profil Facebook. Sur les réseaux sociaux, les adolescents font l’expérience de la gestion publique de l’amitié et de leur image virtuelle. Cet apprentissage peut parfois être difficile et conduire à des pratiques de harcèlement.

 

 

 

* Source : E. Debarbieux, observatoire international de la violence à l’École. Mai 2011. En France, le taux de victimes de harcèlement physique à l’école peut être estimé à 10 % des élèves, compris entre 5 % d’élèves victimes d’un harcèlement sévère à assez sévère et 5 % d’élèves soumis à un harcèlement modéré.

** Source : enquête IPSOS/APEAS. Janvier 2012. Cette enquête IPSOS porte sur les «jeux d’évanouissement et d’asphyxie»:  1 012 enfants constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 6 à 15 ans.

Source : MENJVA, DEEP. Octobre 2011. Enquête nationale de victimation au sein des collèges publics réalisée auprès de 18 000 élèves : 8,7 % des collégiens (davantage des garçons que des filles : 4.4% pour les filles, 13% pour les garçons) ont participé à un jeu dangereux .