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Avec l’utilisation massive des nouvelles technologies, le harcèlement entre élèves peut se poursuivre, voire débuter, en dehors de l’enceinte des établissements scolaires. On parle alors de cyber-harcèlement.
Le cyber-harcèlement doit être intégré dans la politique de prévention et de lutte contre le harcèlement à l’École car il n’en est souvent qu’une des modalités.
Pour lutter contre le cyber-harcèlement, le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative a signé une convention avec l’association e-Enfance et a élaboré un guide pour prévenir et traiter le cyber-harcèlement.
Le cyber-harcèlement est le fait d’utiliser les nouvelles technologies d’information et de communication pour humilier ou intimider un autre élève, de manière répétée dans le temps.
Le cyber-harcèlement se pratique via les téléphones portables, messageries instantanées, forums, chats, jeux, courriers électroniques, réseaux sociaux, etc.
Il peut prendre plusieurs formes telles que :
Des modalités différentes
Le cyber-harcèlement se distingue du harcèlement physique à plusieurs niveaux :

Des conséquences identiques
Il est important de ne pas minimiser les conséquences du cyber-harcèlement. S’il se distingue – en termes de modalité – du harcèlement physique ou verbal effectué dans le cadre de l’école, ses effets sont identiques.
Ces pratiques violentes répétitives entraînent chez la victime un sentiment de culpabilité et une dévalorisation de l’image de soi. Les conséquences scolaires, sociales et psychiques sont profondes et de longue durée.
Des violences conjointes
Les élèves victimes de cyber-harcèlement sont souvent également victimes de harcèlement au sein de l’École. Pour les agresseurs, internet offre une cour de récréation virtuelle dans laquelle ils peuvent poursuivre leurs actions.
Avec le cyber-harcèlement, le harcèlement subi à l’école se prolonge donc au domicile, et sans répit. Aucun espace de vie n’est protégé. Exposée 24 h/24 et 7 j/7, la victime connaît un état d’insécurité permanent, et se sent encore
plus isolée et fragilisée.
Les nouvelles technologies tendent à prendre une place non négligeable dans les phénomènes de violence, en particulier psychologique. Si le happy slapping est d’une occurrence faible, comme indiqué plus haut, 9 % des élèves déclarent avoir subi un surnom méchant, une humiliation ou une insulte via SMS ou internet (source : E. Debarbieux, première enquête nationale de victimation au sein des collèges publics réalisée auprès de 18 000 élèves. Octobre 2011).
L’âge de début d’accès à internet se situant aux alentours de 9 ans, tous les adultes doivent agir ensemble pour prévenir et combattre le cyber-harcèlement.
La responsabilité du personnel éducatif
L’éducation nationale a un rôle fondamental à jouer dans la transmission des valeurs liées à un usage responsable d’internet, et s’engage donc à informer les élèves sur :
Le Brevet informatique et internet (B2i) permet d’inculquer un usage responsable d’internet.
La responsabilité des parents
Les parents ont tendance, parfois, à délaisser le champ des nouvelles technologies, considérant que cela est réservé aux jeunes, qui montrent de grandes facilités dans la pratique de celles-ci. Pourtant, il est nécessaire que les adultes contribuent à l’éducation de leurs enfants sur ce média, en s’informant sur le fonctionnement et les risques de ces nouveaux moyens de communication. Il est important de leur rappeler que le respect dû à autrui ne s’arrête pas sur internet.
Le cyber-harcèlement se manifeste au travers de contenus (écrits, photos ou vidéos) échangés par internet ou téléphone mobile, qui laissent des traces. Il est donc plus facile à prouver que d’autres types de harcèlement.
En cas de cyber-harcèlement :
Le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative a mis en place un partenariat avec l’association E-enfance.
Cette association, reconnue d’utilité publique, a notamment pour mission l’éducation des enfants et des adolescents à une bonne pratique d’internet. À travers son numéro national Net Ecoute (0800 200 000), des experts proposent des moyens techniques et juridiques adaptés à la victime de cyber-harcèlement, à sa famille et au personnel éducatif.